Le 19 juillet 2026, la finale de la Coupe du monde entre l’Espagne et l’Argentine a consacré un vainqueur sur la pelouse du MetLife Stadium. Mais l’histoire de cette soirée ne s’est pas jouée uniquement avec un ballon. Pour la première fois, la FIFA a mis en scène un véritable spectacle de mi-temps façon Super Bowl, conçu avec Global Citizen et curaté par Chris Martin, le chanteur de Coldplay. L’idée était claire : faire du final un événement total, mêlant musique, danse et portée caritative à travers le FIFA Global Citizen Education Fund.
Chris Martin, justement, n’est pas arrivé là par hasard. Leader de Coldplay, groupe connu pour ses tournées monumentales et ses dispositifs scéniques spectaculaires, il a signé la direction artistique de ce show mondial. Son rôle a consisté à donner une cohérence d’ensemble à une scène pensée comme un patchwork d’icônes internationales, de tableaux collectifs et de transitions chorégraphiques ultra visibles. La musique, ici, ne suffisait plus : il fallait un langage visuel capable de lier les séquences entre elles, et c’est précisément la danse qui a rempli cette fonction. Dès l’avant-match, la pelouse s’est transformée en immense plateau. Plusieurs artistes se sont succédé dans une ouverture pensée comme une cérémonie à part entière, avant que la mi-temps ne prenne le relais avec une succession de tableaux très découpés. Madonna a ouvert la séquence avec “Music”, avant que BTS n’impose sa précision millimétrée sur “Dynamite”, puis que Justin Bieber n’apporte un registre plus introspectif avec “Everything Hallelujah”. La performance de Shakira et Burna Boy sur “Dai Dai” a ensuite constitué l’un des moments les plus attendus de la soirée, avant le final collectif mené par Chris Martin et le PS22 Chorus.

