Vous vous souvenez de ce fameux moment où Jean‑Claude Van Damme danse et on a l’impression qu’il a un ballet dans le cou ? Eh bien, ça n’a rien à voir avec le ndombolo, qui lui vient du Congo. Le mot ndombolo vient de l’expression kandombola, qui en kikongo signifie… remuer les fesses ! Inspiré de la rumba congolaise et évidemment du soukous, le ndombolo, c’est tout un art du mouvement : on secoue, on se couscousse, mais attention, ce n’est pas n’importe quoi, ce n’est pas du kuduro.
Le kuduro, lui, a ses racines en Angola et même si on y entend parfois du lingala dans la musique, les deux danses restent très différentes sur le plan artistique. Mais au‑delà des mouvements, ces styles nous rappellent que Congolais, Angolais, Gabonais et Kabounets partagent des histoires et des racines communes, les fameux Dantous. Même si le nord de l’Angola faisait partie de l’Empire du Congo et que le centre et le sud n’y appartenaient pas, nous restons voisins, cousins et, au final, frères.
Alors oui, ndombolo ou kuduro, ce n’est pas exactement la même danse, mais c’est la même vibe : la fête, le rythme, le lien entre les peuples et la joie de bouger ensemble

